Gregory Coupet, comment allez-vous depuis samedi soir ?
G.C. : Ca va très très bien. J'ai eu beaucoup de chance d'être pris en charge très rapidement par le docteur Rolland qui, sur le terrain, a remis la cheville. C'est le geste qui fait que je suis bien aujourd'hui. J'ai tout entendu, je n'ai pas été dans le brouillard, sur la civière j'étais bien et on a passé la nuit ensemble avec lui. Depuis que ça s'est passé, je suis sur un rythme effréné et je vais peut-être avoir un petit coup de mou en rentrant. Je sais où je vais et j'ai eu des soutiens de tout le monde. Même de certains de mes amis espagnols et de la Fédération française ! Je suis dans une certaine euphorie.
Vous ne songez donc pas à arrêter votre carrière ?
G.C. : Sur le coup, j'ai pensé que ça se terminait peut-être là, mais non finalement, pas du tout ! J'ai six semaines sans poser le pied par terre et ensuite il y aura la rééducation. Par contre, les images sont choquantes. Quand je les ai revues, je n'avais pas vu que c'était un truc aussi fou. Je n'ai pas ressenti de douleur particulière mais j'ai surtout eu peur quand j'ai vu ma cheville. Là, je suis au taquet. Je sais de quoi je souffre et il n'y a rien de réellement grave.
Craignez-vous que votre successeur Edel ne prenne votre place ?
G.C. : Mais il doit me prendre ma place ! Le wagon est là, et il doit monter dedans. C'est le jeu, je le lui ai dit. Je lui souhaite de réussir et je ne suis pas inquiet. Le PSG aura une cage bien gardée. C'est un mec très humble, adorable. Après être entré samedi, il a montré son aisance et des capacités au-delà de la moyenne. Avec Nicolas Dehon (l'entraîneur des gardiens), on fait un travail fabuleux et le clan des gardiens a emmagasiné de la confiance. Il a une puissance et une sérénité phénoménales.
Quelle influence votre blessure peut-elle avoir sur l'équipe ?
G.C. : C'était un défi pour moi d'être là aujourd'hui. Je ne voulais pas lâcher les joueurs. Il vaut mieux que ça arrive à moi qu'à un jeune de 20 ans ! J'ai l'expérience de ce genre de blessures. Je vais rester ici pour être en contact avec eux. J'espère que l'équipe ne sera pas déstabilisée mais qu'au contraire cela va plutôt la galvaniser. Il n'y a pas que moi cette saison avec les blessures d'Erding, d'Hoarau et l'affaire Makelele. A force de s'arc-bouter, il va naître quelque chose dans le groupe. C'est peut-être un mal pour un bien.